Little Romance


 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Juni Sjöwall ; I smiled sadly for a love I could not obey.— 100%

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Juni Sjöwall ; I smiled sadly for a love I could not obey.— 100%   Jeu 20 Oct - 14:06

i. fiche d'identité
• Nom et prénom : Sjöwall Juni.
• Surnom : Ziggy, le Bizarre.
• Date de naissance : Dix-sept ans.
• Origine : Suédois.
• Orientation sexuelle : Indécise.
• Manie, habitude : Tomber amoureux. Se mordre l’ongle du pouce.

ii. casier judiciaire - pour adolescents
• Numéro de chambre : La 14 ?
• Date d'arrivée : Un an et demi.
• Cause : « Harcèlement », c’est ce que les gens ont dit.
• Avis sur l'endroit : Juni regarde. Juni ne dit rien. Les jours filent, les heures défilent, petit à petit l’année passe, son corps perdu dans l’espace. Peut-être qu’il détestait cet endroit au début, peut-être qu’il haïssait le lieu, maudissait les autres. Peut-être. Il ne souvient plus trop, il ne sait plus vraiment. Les rares souvenirs sont flous, ne reste que le présent. On s’habitue à tout, c’est ce que disait maman. On s’habitue à tout, c’est ce qu’il dit maintenant.

iii. biographie

Il avait le visage blanc bleui des coups qu’il avait reçu, il avait les yeux bleus rougis des larmes versées. On avait souri, on avait dit que ce n’était pas grave, on avait ri jaune, murmuré que ce n’était pas l’important, on lui avait dit bien fait, bien fait pour toi. On avait dit Juni, ce monde n’est pas fait pour toi. Harcèlement, c’est le mot tout cru, le mot tout nu qu’avait jeté à sa figure le juge. Harcèlement, c’était presque comme enchantement, comme de la poudre aux yeux, des rails de rêves douloureux. Harcèlement c’était un mot moche, harcèlement, c’était pas ça, c’était pas la vérité. Harcèlement c’était un mot malfaisant, une réalité contrefaite. Harcèlement c’était pas vrai. Les larmes avaient coulé sur ses lèvres barbouillées de baume à la fraise. Harcèlement, ça se pouvait pas. Hein ? Hein ? Harcèlement, c’était du vent. Mais non, Juni, avait murmuré le juge alors que son marteau heurtait le socle en bois. Mais non. Harcèlement, c’est tout ce que tu fais.

Dis, Juni, est-ce que tu t’es déjà demandé comme tout cela avait commencé ?

Il avait dit non et il avait baissé les yeux. On ne sait pas quand tout commence, on entraperçoit tout juste ce qui s’achève. Un morceau de la pomme originelle lui entravait la gorge, quand il était petit, quand il était tout gamin. Des parents banals, une maison banal, une vie banal. Ça avait dérapé, pourtant, une fleur dans la bouche, Juni, des larmes sur la joue. Il l’avait aimé dès qu’il lui avait souri, était tombé pour lui comme un oiseau de passage, battements de cils effarés, le front collé contre la vitrine. Il ne savait plus trop ce qu’il avait fait ensuite, s’il était rentré chez lui ou chez le disquaire, s’il lui avait parlé ou s’il s’était tu. La victime avait dit ne jamais l’avoir vu à ce moment-là. Maman avait dit que non, maman avait pleuré en lui disant qu’il s’était tout imaginé et Ziggy, le regard perdu, avait cherché de ses pupilles bleues le visage de l’homme aimé. Lorsqu’il avait relevé les yeux, on lui avait demandé de ses rappeler. Il ne sut jamais vraiment à qui appartenait la vérité qu’il raconta.

Il y avait dans la bouche de Juni un matin froid d’un jour de Décembre où il fuyait le lycée pour mieux oublier que cette fille ne l’aimait pas, pour mieux ignorer les ecchymoses qui maculaient son visage. Elle lui avait dit que son amour était pour l’autre, l’autre avait gravé dans sa douleur leur amour à eux. Il tombait trop amoureux, Juni, trop vite, trop fort. Il ne se rendait pas compte, Juni, que ça ne venait que de lui, que les autres ne savaient pas, que les autres ne voulaient pas. Il s’était glissé chez le disquaire sans un bruit, avait frémi à son bonjour, s’était dit, encore une fois, toujours un peu plus, que cette fois c’était bon, qu’il l’aimerait toute sa vie. Le disquaire avait souri, ça voulait dire oui, non ? Bien sûr que non, avait dit le disquaire au procès, certainement pas. Évidemment. Il avait une femme, s’était-il justifié, une femme magnifique. Un dommage collatéral, avait chuchoté l’avocat, une pétasse, avait chuchoté Juni trop violemment. Pétasse. C’était un mot étrange qui se blottissait sur sa langue tendre, un mot atroce, un mot différent. Pétasse. Elle s’appelait Elena, il l’ignorait jusqu’alors ; dans sa tête ne restait que les noms d’oiseaux. Du bout du cœur, il l’avait maudit. C’était pourtant la seule qui le regardait. Elle le fixait d’un regard terne, blottie, prostrée, sur le banc de l’accusation, un bras dans le plâtre, l’air de disparaître. Elle se demandait quand tout avait dérapé. À vrai dire, elle ne savait pas trop.

Elle se souvenait sans mal du jour où son téléphone avait sonné pour la première fois, des mots étouffés par un tissu, de la voix lointaine. Elle se souvenait des menaces horribles, des insultes, des tags qui avaient peu à peu recouverts sa voiture. Elle se souvenait. Et pourtant, lorsqu’elle regardait l’adolescent, lorsqu’elle détaillait le visage qui l’avait tant effrayé auparavant, elle ne parvenait à rattacher la peur à ses traits, la haine à ses pupilles d’enfant perdu. Elle n’y arrivait juste pas. C’était arrivé pourtant. Lorsqu’elle était arrivée devant la porte de son appartement, elle l’avait vu. Il était resté dans l’ombre jusque là, avalé par la terreur qu’il inspirait. Il était une présence diffuse, la peur en fine poudre qui recouvrait doucement leur existence. Et puis, il était apparu. Il était pas effrayant, il était pas grand, il était pas beau, il était juste là, fébrile, penché sur la porte, son cutter à la main, à graver les ignominies qui peuplaient son cœur dans la peinture blanche qui recouvrait le bois. Lorsqu’il s’était retourné, elle avait fait un pas en arrière, un pas tremblant, un geste cassé, c’était la peur qui l’avait guidée. Elle était tombée dans l’escalier.

Juni n’avait pas réalisé au début. C’est ce que l’avocat avait dit. Quand il l’avait fait, les pompiers et la police étaient déjà là, prévenus par les voisins.

D’une certaine façon, ça avait brisé sa vie. Ce n’était pas la première fois qu’il tombait amoureux, ça lui arrivait tout le temps, pas la première fois, non plus, que ses obsessions l’emmenaient au tribunal, pas la première foi, qu’on le mettait en garde. Cette fois, c’était celle de trop. On ne lui avait pas laissé le choix. Little Romance, avait dit le juge d’un air las, comme s’il prononçait une formule magique, comme si tout irait mieux par la suite. Little Romance, avait répété ensuite l’avocat, les mains posées sur la table alors que les parents de Juni regardaient obstinément ailleurs. On avait expliqué à Ziggy ce que c’était, on lui avait expliqué aussi qu’il n’avait plus le choix. On avait suggéré à mi-voix que ses parents ne voulaient plus le voir. Juni avait fermé les yeux.

Lorsqu’il les avait rouverts, il était seul.

Little Romance était un établissement impressionnant, s’était-il dit la première fois qu’il en avait passé le seuil. Il avait eu envie de rentrer sous terre, blême et fantomatique, le regard inquiet et le corps trop maigre. Les gens l’avaient effrayé. Et puis il était tombé amoureux, et puis tout avait recommencé. Sale pédale, avaient lancé certains quand ils avaient compris. D’autres l’avaient cogné, certains avaient fait de sa vie un enfer. C’était la même chose qu’au lycée, la même chose que partout, la même chose que depuis toujours. Il voulait être aimé, il s’agrippait trop fort, il ne comprenait pas, Juni, jamais, qu’il se faisait des films et qu’on ne l’aimait pas. Alors on le frappait, alors on le repoussait.

Alors, meurtri, Ziggy tentait encore et encore.
En vain.

Il avait le visage blanc bleui des coups qu’il avait reçu, il avait les yeux bleus rougis des larmes versées. On avait souri, on avait dit que ce n’était pas grave, on avait ri jaune, murmuré que ce n’était pas l’important, on lui avait dit bien fait, bien fait pour toi. On avait dit Juni, ce monde n’est pas fait pour toi. Mais, Juni, au fond, penses-tu vraiment que ta place est quelque part ?

Non.
C’est pour ça que tu restes là, las.

Et pourquoi pas ?
iv. derrière le personnage
Votre nom ou pseudo : Rouge.
Age : 18 ans.
De quelle façon avez-vous découvert le forum ? Par le biais de partenariats.
Des suggestions pour l'améliorer ? Je ne vois pas trop à vrai dire !
Revenir en haut Aller en bas
Brama Stendal
La Grande Reine
Parce qu'elle est parfaite et qu'on l'aime.
La Grande ReineParce qu'elle est parfaite et qu'on l'aime.
avatar

Messages  : 95
Couronnes  : 2661

CASIER JUDICIAIRE
Chambre :
Nombre d'arrestations : //
Délits commis :

MessageSujet: Re: Juni Sjöwall ; I smiled sadly for a love I could not obey.— 100%   Sam 22 Oct - 15:24

Hihi, je te valide illico. ♥
Très belle fiche et j'espère que tu te plairas sur le forum qui bat un peu de l'aile et qui a du mal à démarrer. ;_;

Je n'ai pas grand chose à dire sinon que la chambre 14 est libre et que je file te la donner.
Tu seras ajouté au groupe 16+, au groupe des délinquants et tu pourras dès lors participé au forum (flooder \o/), t'occuper de ta fiche de liens, de ton journal et bien sûr jouer.

Je vais m'occuper de la paperasse, désolé d'avoir mis un peu de temps à répondre mais je suis assez occupé IRL. n_n'

Sur ce \o/

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Juni Sjöwall ; I smiled sadly for a love I could not obey.— 100%   Sam 22 Oct - 15:30

Youpiii ♥ Pour le temps d'attente, ce n'est pas un souci, je suis patiente !
(Quant au forum qui bat de l'aile... courage ! C'es un très beau forum il n'y a pas de raisons qu'il ne marche pas ! :3)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Juni Sjöwall ; I smiled sadly for a love I could not obey.— 100%   

Revenir en haut Aller en bas
 
Juni Sjöwall ; I smiled sadly for a love I could not obey.— 100%
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Little Romance :: l'administration :: Présentation du personnage ; :: Les fiches acceptées.-
Sauter vers: