Little Romance


 
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 Owen Widow

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Owen Widow
Petit Pensionnaire
Parce qu'ils ne méritent pas d'éloge.
Petit PensionnaireParce qu'ils ne méritent pas d'éloge.
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Messages  : 3
Couronnes  : 2667

CASIER JUDICIAIRE
Chambre : n° 23 / L. Allen & O. Widow
Nombre d'arrestations : 0
Délits commis :

MessageSujet: Owen Widow   Mer 31 Aoû - 1:58

i. fiche d'identité
 

• Nom et prénom : WIDOW Owen
• Surnom : Owi
• Date de naissance : 16/07/95 ~ 16 ans.
• Origine : Anglaise.
• Orientation sexuelle : Sans.
• Manie, habitude : Fume et boit volontiers à l'occasion ; malgré les multiples rappels et remontrances du personnel encadrant, se ballade en permanence torse nu ou avec une chemise ouverte ; ne supporte pas qu'on le touche, se ronge les ongles et ne tient pas en place sur une chaise.
• Aspiration, ambition : L'oubli, et tout recommencer ; autrement.
• Numéro de chambre : 23.


ii. casier judiciaire
 

• Date d'arrivée : Débarqué lors de la première charretée il y a deux ans, Owen fait en quelque sorte partie des murs.
• Cause : Homicide à l'arme blanche, traumatismes multiples ne permettant, pour le moment, aucune réintégration sociale.
• Avis sur l'endroit : Tout ce que je peux dire, c'est que rien ne sera pire que ce que j'ai connu auparavant.

iii. biographie
 

C'est sans emphase que je peux résumer mes seize années d’inexistence, ou plutôt de fuite de l’existence, de la réalité. Une vie en négatif, une vie de moins seize années, une vie à rattraper, à rembobiner, et à refaire. Puisqu'on en a qu'une seule, rien ne me vaudrait mieux que l'oubli, mais la mémoire est hélas une chose persistance. J'ai longtemps été seul, seul avec moi même, ce qui fait de moi deux. Ensemble, dans le coin sombre de cette chambre humide et sans meuble bannissant toute clémence, je m'emmenais fuir en courant, à bout de souffle, à bout de larmes, au delà les nuages, par delà les montagnes, -rien ne pouvait m'arrêter- les lumières de la ville brillant en dessous de nous. Je me prenais par la main, les croisées des routes que je ne connaissais pas et que j'imaginais étaient vides, personne n'allait nous rattraper. Combien de fois j'ai fait, la nuit, ces voyages immobiles, ne trouvant de réconfort qu'auprès d'un autre moi que j'imaginais plus fort et plus courageux. Pas de regrets à avoir, il me fallait, ni trop vite, ni trop lentement, avoir le courage d'oublier la vie à laquelle j'aurais pu aspirer. Du jour où ma mère nous a quitté, fauchée par un Destin si cruel qu'on ne veut pas le désigner par le mot Hasard, ma vie a progressivement glissé entre mes doigts, se répandant dans la terre aride et brûlante sous mes pieds nus, s'infiltrant jusqu'aux affres de l'Enfer. Père obtint ma garde, bien qu'il n'ai pas été mon géniteur, il fut décidé qu'il serait autant bénéfique pour lui que pour moi de ne pas déstructurer ce qu'il restait de notre noyau familial. Le chagrin eut tôt fait de le rattraper lui aussi, lui ôtant peu à peu ses facultés à faire face aux difficultés de la vie. Il me tint pour responsable de cette situation, au point de, progressivement, ne plus pouvoir m'encadrer. Lorsqu'il perdit son travail, c'est là que les choses empirèrent sensiblement. Dictateur d'un royaume qui se réduisait à sa propre maison, je devins son souffre-douleur, et même pire encore. Je vous épargnerai certains détails ; il vaut mieux pour l'intégrité de ce qu'il reste de ma santé mentale.
Toujours est-il qu'un jour, l'instinct de survie est venu frapper à ma porte. Enfermé plusieurs jours sans manger, terrassé par la faim, la fatigue, et cette tristesse, ce manque qui ne quittait jamais mes entrailles, celui de Mère bien entendu, je me suis risqué à m'introduire, hors de mon oubliette, jusqu'à la cuisine, persuadé que Père s'était endormi dans le salon devant l'un de ses pornos dont je ne connaissais à force la bande son que trop bien. Mais bien mal m'en a pris lorsqu'il me surprit la tête plongée dans le frigidaire, à me goinfrer comme je pouvais tant il m'était devenu difficile de mâcher et d'avaler. Je me rappelle d'ailleurs de mes larmes à ce moment là, un des rares moments où je m'autorisais à pleurer sur mon propre sort, dévasté par le fait de devoir procéder ainsi ne serais-ce que pour survivre, tellement misérable que j'étais, avec pour seul vêtement un long t-shirt empestant comme pas possible, recroquevillé sur moi-même, croyant être toujours plus invisible au moins de place que je prenais. Les goûts sucrés me rappelaient Mère qui me manquait tant, et mes larmes ne cessaient de couler et couler sans cesse, inondant mon visage tuméfié et douloureux.
Ce n'est pas un supplice que l'on doit infliger à un petit garçon de onze ans, non. Ce genre de choses ne devrait pas arriver, et il fallait donc que cela cesse, d'une manière ou d'une autre. Et c'est ce qui arriva. Lorsque Père, dans une rage terrible, vint m'attraper par la nuque pour m'envoyer valdinguer contre la poubelle qui débordait d'immondices, se ruant directement sur moi pour me rouer de coups d'une violence immodérée, mon sang ne fit qu'un tour lorsque mes doigts se refermèrent sur un couteau qui trainait par terre, juste là, comme si la Providence avait été ordonnée par la Justice d'agir en ma faveur.
Ce fut plus de l'ordre du réflexe auto-défensif que volontaire, du moins pour le premier coup. Pour les quarante-sept autres, je préfère ne pas me prononcer. Je fus retrouvé le lendemain matin, à errer au bas de mon immeuble, couvert de sang et incapable de lâcher ce couteau qui avait fini par m'être salutaire. J'aurais préféré qu'on le fasse pour moi, que quelqu'un vienne me sauver, comme je l'avais si souvent espéré. Mais non, ma vie n'était déjà pas assez abîmée comme ça, il fallait en plus que les choses se terminent ainsi.
On me plaça ensuite dans plusieurs familles d'accueil, au sein desquelles je ne trouvais jamais ma place, alors je fuguais. L'idée d'appartenir à quelqu'un m'était devenue insupportable, et pire encore, de devoir m'attacher à de nouveaux parents, même bourrés de bonnes intentions. Et dès qu'on cherchait à m'approcher de trop près, c'était plus fort que moi : je devenais complètement hystérique, capable du pire, et il me fallait plusieurs heures pour me calmer. Alors à chaque fois, étouffant de cette attention qu'on me portait autant que pris de remords, je partais, retrouvant ma liberté jusqu'à ce que la police me remette de nouveau le grappin dessus.
Après trois années rythmées par ce genre de péripéties, on décida de m'envoyer à Little Romance.
J'avais alors quatorze ans, et je compris que j'allais y rester un bon bout de temps. J'y établis ma loi, du moins celle me concernant. On ne devait pas me toucher, sous aucun prétexte, et je pouvais me trimbaler comme j'en avais envie. Ce n'est pas ma faute, les vêtements me brûlent la peau, alors j'aime bien être torse nu. Je ne pense pas qu'outre les modalités de politesse, cela puisse indisposer qui que ce soit. Je suis pas bien grand, pas bien gros, mais au moins je ne suis pas un supplice pour le regard. Quand bien même, les autres, je ne les vois pas, camouflé derrière ma tignasse de cheveux noirs en bataille.
Cette année, on m'a collé un nouveau dans ma chambre. On m'explique que je n'ai pas le choix et que c'est un premier pas, un compromis pour réapprendre à vivre avec les autres. Alors soit, je n'ai pas le choix de toute façon, et rien ne m'oblige à le voir ou à considérer qu'il soit présent, ici avec moi. Et qu'il n'essaye pas de me chercher, sinon il va très vite me trouver.

iv. derrière le personnage
 

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Brama Stendal
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MessageSujet: Re: Owen Widow   Dim 4 Sep - 1:42

Un petit garçon bien tourmenté par la vie que voilà. Une autre victime du hasard et des probabilités. Une vie de désolation, de déception, et maintenant il se retrouve coincé à Little Romance, sans possibilité de retour. *verse une larme*

Mouahah.
"Je vous épargnerai certains détails ; il vaut mieux pour l'intégrité de ce qu'il reste de ma santé mentale.", j'adore juste.

Sur ce, bienvenue petit bonhomme et bon jeu sur le forum. ♥

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Owen Widow
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