Little Romance


 
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 S. Yarhi. UC.

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Salomon Yarhi
Petit Pensionnaire
Parce qu'ils ne méritent pas d'éloge.
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CASIER JUDICIAIRE
Chambre : n° 8 / S. Yarhi
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MessageSujet: S. Yarhi. UC.   Ven 16 Sep - 3:54



.אף אחד לא יכול לעזור לך
• Nom et prénom : YARHI, Salomon.
• Surnom : Aucun à sa connaissance.
• Date de naissance : 21/09/1991, donc 19 ans bientôt 20.
• Origine : Israélo-américaine.
• Orientation sexuelle : Homo.
• Manie, habitude : Le silence et les réponses en suspens. Salomon est quelqu'un de solitaire qui se contente toujours d'un hochement de tête. En général, si on ne lui pose pas une question en bonne et due forme, il n'ouvre pas la bouche.
• Numéro de chambre : La 8.

‹‹ Je vais te dire un secret, un grand secret... ››


? אבל מה עלי לעשות
• Date d'arrivée : Il y a environ quatre mois.
• Cause : Aucune. Salomon fait partie de ceux "abandonnés" par leurs parents. Ils ont, bien sûr, dû inventer une histoire bidon pour qu'il se fasse accepter, quelque chose comme une sombre crise agressive suivie d'une quasi catatonie et d'une amnésie -pour expliquer son apathie naturelle et sa culture du silence, mais surtout pour se débarrasser de lui. Depuis, il suit les aléas de la vie et se laisse emporter par les thérapies en ville, les nombreuses permissions qu'on lui accorde pour son calme exemplaire -permissions qu'il n'utilise pas- et surtout, par les autres jeunes qui s'accordent à dire que Yarhi n'existe pas. Et cette impression est réciproque puisqu'il se moque de tout le monde.
• Avis sur l'endroit : Au départ il n'y voyait pas d'inconvénients. Maintenant qu'il conjugue ennui et torpeur, il cherche désespérément un moyen de s'enfuir : immerger dans la société, trouver un travail dans une librairie, rencontrer quelqu'un pour tomber amoureux, s'installer dans un appartement quelconque, y fonder une petite routine vaguement similaire à celle de toutes les autres personnes. Une vie banale qui ne lui apporterait certainement pas grand chose mais qui, au moins, lui laisserait croire en l'exactitude de son existence. Ce pourquoi il est au monde, ce pourquoi il continue de vivre sur cette terre.

‹‹ Finalement, tu détestes le monde. ››


. עזור לי. כדי להבין
J'ai besoin d'aide. Que dois-je faire pour vivre ?
‹‹ Embrasser. Prendre dans tes bras. Toucher corps à corps. Et même donner des baisers. ››
Salomon est, malgré ce qu'on pourrait croire, un garçon sans histoire. Si on devait rédiger sa biographie, elle pourrait tenir en deux phrases à l'endos d'une carte postale ou sur quelque chose d'aussi petit et d'aussi négligeable qu'un post-it jaune collé sur un frigo. « Je suis né et maintenant j'ai presque vingt ans. Je suis un garçon. »
C'est pourquoi, pour bien le présenter, il faudrait énumérer plutôt ce qu'il est que ce qu'il a vécu, tellement il n'y a aucune raison ou traumatisme qui puisse justifier une telle personnalité. Pourtant, pour bien faire les choses, il est peut-être possible de trouver quelques détails sur son histoire sans relief.
Salomon savait lire et écrire dès l'âge de quatre ans, et comprenait vaguement que la vie lui réservait une longue et morne marche. Sans attache, il n'avait pas l'envie de jouer avec ses petits camarades et préférait largement rester dans son coin à écrire, colorier ou compter deux par deux que de sortir courir et sauter dans la boue.

À cinq ans il parlait normalement, mais très peu, passant la plupart de son temps à écouter les adultes, à enregistrer et à analyser ce qu'ils disaient sans vraiment savoir pourquoi ce genre de discussions compliquées l'intéressait. Il ne comprenait certes par tout, mais rougissait sans difficulté lorsqu'un ami de son père racontait sa dernière aventure avec une inconnue rencontrée au hasard, ou lorsque ses parents s'embrassaient et que son père disait « ce soir ma belle ».

À six ans, il ratait la rentrée à la maternelle parce que son père n'avait pas le temps de venir le porter à l'école, et parce que sa mère n'avait pas les moyens ni la confiance, pour payer un taxi et y mettre l'enfant. Finalement, trois jours plus tard il sautait une année inutile de sa vie à faire du scrapbooking et rejoignait une classe de premières années surpris par son prénom assez intriguant et par sa timidité maladive. Au bout de trois mois, la maîtresse de classe abandonna ses astuces sournoises pour le faire sortir de sa bulle, et le référa à une éducatrice spécialisée qui ne réussit qu'à lui soutirer quelques mots, dont son prénom et son émission de télévision préférée -qui, bien entendu, se révéla être les informations en fin d'après-midi.

À sept ans, il sautait encore une année, connaissant ses tables de multiplication sur le bout de ses doigts. Lorsqu'on convoqua ses parents pour leur demander s'ils prévoyaient envoyer leur fils dans un établissement spécialisé pour surdoués, sa mère refusa d'en discuter et jura, sur la tête de sa défunte mère, que plus jamais Salomon ne sauterait d'années et qu'il suivrait une éducation comme tout le monde. Son père, fier de son enfant, chercha à la dissuader, et parvint uniquement à lui faire lire la brochure d'un collège privé pour garçons, où on offrait différentes options et perfectionnements pour les élèves dans son genre.

À huit ans, au retour des vacances de Noël, il se lia d'amitié avec une nouvelle dans sa classe, de deux ans son aîné. Elle était italienne, parlait un suédois comique et semblait être la seule au monde à lui arracher quelques sourires. Seulement, n'étant présente que pour un programme « d'études du monde entier » que Salomon qualifia de « grotesque », elle emporta un bout de son cœur avec elle, et ils ne se revirent que plusieurs années plus tard, par hasard dans un métro bondé.

À neuf ans, il embrassa un autre garçon (qui avait onze ans) dans les toilettes de son établissement scolaire. Il n'eut aucune suite, mais à partir de ce moment il comprit qu'il n'aimerait que les hommes, et qu'il n'y aurait qu'eux pour le satisfaire sexuellement (drôles de pensées pour un enfant de neuf ans). Durant cette même année, son père se fit licencier et il changea d'école, abandonnant toutes les attaches qu'il avait déjà créées avec les professeurs et les quelques élèves de sa classe avec lesquels il s'entendait bien -pour ne pas dire « s'entendait » tout court.

À dix ans, il fit un exposé sur les origines israéliennes de son père devant toute sa classe et récolta une note parfaite. Son père, toujours aussi fier de son fils, lui promis un voyage à Jérusalem pour qu'il puisse rencontrer ses grands-parents et ses oncles, mais le projet n'aboutit jamais et Salomon n'en reparla jamais avec lui.

À onze ans, il un embrassa un de ses amis, qui avait treize ans, et ils se câlinèrent en secret dans le garage de celui-ci. Cette première fois précoce n'aboutit a rien, mais ils gardèrent contact de nombreuses années encore, son ami rigolant de ce qui n'était, d'après lui, qu'une curiosité enfantine. Remarques qui n'empêchèrent pas leurs nombreux autres dérapages dans le futur qui les conduira, beaucoup plus tard, à s'appeler régulièrement pour une baise rapide par-ci par-là.

À douze ans, il annonça à son père et à sa mère qu'il aimait les hommes, mais qu'il ne se marierait jamais, et n'adopterait jamais d'enfant pour ne pas déshonorer son père et sa famille. Si sa mère réagit relativement bien à cette nouvelle, son père mit plusieurs semaines à la digérer et, encore de nos jours, ne s'en est jamais réellement remis.

À treize ans, Salomon tomba dans les escalier et se fractura une clavicule. Il resta trois jours à l’hôpital, où il s'enticha secrètement d'un docteur qui, comme cette petite italienne plus tôt, semblait être le seul à lui donner le sourire. Aveuglé par les sentiments qu'il découvrait chez lui, il s'essaya à l'écriture d'un poème qu'il comptait lui offrir le jour de son départ. Jonan -le médecin-, lu la lettre en secret, chez lui, trouva l'effort mignon mais n'y donna aucune suite, préférant ne pas être présent pour le départ du garçon et, ainsi, lui éviter un trop plein de peine. Salomon en ressortit déboussolé et le cœur une nouvelle fois en miettes.

À quatorze ans, il se rendit compte que, bien qu'il était terriblement intelligent, il n'arrivait jamais à refuser quoique ce soit. C'est ainsi que, forcé de suivre une bande de ce qu'il pouvait considérer comme des amis, il se retrouva dans un petit boisé, près de son école, à essayer ses toutes premières cigarettes. On se moqua de son incompétence, de sa toux et de ses larmes, mais on l'accepta dans le groupe lorsqu'il réclama la suivante en improvisant ce qu'il s'amusait à appeler un sourire.

À quinze ans, toujours avec ce même groupe de jeunes qui avaient maintenant dix-sept ans, il découvrit l'alcool et l'herbe à fumer. Il comprit également que l'homme ne valait rien, et qu'il ne pouvait s'empêcher de s’autodétruire pour rire un bon coup. Ni s'empêcher de penser avec son entre-jambe. Il fut témoin, ainsi, d'une scène assez étrange de sexe entre un de ses amis et une fille un peu plus vieille, repêchée à la sortie d'une boite électro. S'il n'en garda aucun souvenir, il découvrit en retard ce que tous appelaient les fantasmes et les triques matinales. À partir de ce soir-là, et durant beaucoup d'autres nuit, il ne cesserait de s'endormir en pensant à ce jeune homme qu'il avait vu, à son ami pour ne pas parler de tabous, qu'il imaginait secrètement dans son lit, avec la timidité et la honte de ceux qui se savent en tort. Contre toute attente, après une soirée bien arrosée et plusieurs mois de scénarios oniriques, il parvint à se rapprocher suffisamment de ce-dit ami pour l'embrasser et se retrouver corps à corps sous une couverture, sans personne pour les surveiller.

À seize-ans, il collectionnait les baises régulières avec ce même ami. C'est d'ailleurs lui qui l'initia à l'art corporel et qui lui offrit son seul et unique piercing, un Bridge -qu'il aura toujours gardé d'ailleurs, et qui lui donna goût aux tatouages, même s'il se connaissait trop bien pour savoir qu'il n'oserait jamais. Il réalisa que malgré les rapprochements que les hommes pouvaient avoir entre eux, les sentiments n'avaient pas forcément leur mot à dire. Il s'en retrouva tellement choqué, tellement désabusé, qu'il repoussa -avec difficulté- son sex friend pour qui il avait trop de sentiments et pour qui il ressentait quelque chose de plus fusionnel que de l'amour. Il n'en parla a personne et préféra enterrer cette douleur au fond de lui pour l'étouffer et la faire taire, jugeant que son attachement trop facile pour les autres lui vaudrait déjà bien assez de mal pour le restant de sa vie. Dans cette même période, il se montra désordonné, ce qui irrita passablement son père qui commençait à perdre patience de voir ainsi son fils emporté par la vie et rater de nombreuses bonnes opportunités. De même, il se renferma sur lui même, et abdiqua lorsqu'il retrouva la carte du tatoueur que lui avait conseiller son ex-faux-copain. Il n'y alla pas par quatre chemin, et endura la douleur.

À dix-sept ans, il déchirait et faisait brûler son recueil de poèmes et de dessins lorsqu'il retomba sur le croquis nu d'un homme venu posé la veille à son cours d'art. Sans s'en rendre vraiment compte sur l'instant, maintenant il reconnaissait Jonan, le médecin qui l'avait lâchement livré à son cœur desséché. Par la même occasion, il en avait profité pour relire le poème qu'il lui avait offert pour son départ et qu'il avait soigneusement ajouté à son carnet qu'il traînait déjà depuis de nombreuses années. Une étrange bouffée de douleur lui avait happé le souffle... et puis rien. Il s'était contenté de froncer les sourcils, de sortir dehors et d'allumer le barbecue pour se débarrasser de l'objet maintenant détesté. Le lendemain, il rencontrait la direction de l'école et demandait à changer de programme, pour s'orienter vers les mathématiques, vers les langues secondaires, tant que les arts et ce maudit docteur restent loin de lui pour toujours. Sans comprendre comment il avait fait, il ressortit avec l'adresse du dernier modèle ainsi que son numéro de téléphone : Jonan.

À dix-huit ans, Salomon retrouvait ce petit papier, ainsi que les coordonnées jointes. Trois mois plus tard, il se tapait régulièrement son ancien docteur, et venait même le rejoindre dans son bureau à l'hôpital pour le divertir un peu, lorsqu'il était de garde. Celui-ci, très attaché, alla même jusqu'à lui proposer de venir vivre avec lui et de s'installer ensemble pour de bon. Les mois passèrent avec cette question en suspens, laquelle il eut beaucoup de mal à refuser, bafouillant prétextes sur prétextes, fausses craintes sur fausses craintes. Jonan comprit en apparence, mais revint à la charge durant plusieurs mois, réitérant ses demandes et ses promesses. S'étant fait la promesse de ne jamais vivre ouvertement avec un homme, Salomon refusa de plus belle, honorant son père et la famille de son père. De même, il en profita pour se faire tatouer une nouvelle fois, sorte de rituel qu'il se donnait pour empêcher une certaine douleur de faire surface en l'assommant avec celle physique et fulgurante.

À dix-neuf ans, il flanchait et annonça à ses parents son désir de quitter la maison pour partir vivre avec l'homme qu'il aimait. Par la même occasion, il en profita pour leur présenter l'individu, n'ignorant pas leur stupeur en reconnaissant son médecin qui, pourtant âgé d'une jeune quarantaine, se ressemblait toujours autant. Son père explosa. Sa mère cria. Jonan en profita pour s'éclipser, l'embrassant dans le cou et lui promettant de l'attendre dehors. Lorsqu'il ressortit, Salomon resta les bras ballant sur le pallier de la porte, observant l'endroit où sa voiture devait être garée encore quelques instants plus tôt. Jonan avait choisi de le livrer à lui-même, une seconde fois, sans doute effrayé par les menaces terroristes trop crédibles vociférées par son père et par les larmes par-dessus le marché de sa mère qui ne devaient rien arranger au tableau dans son ensemble. Il resta immobile de longues minutes, puis se décida à rentrer à l'intérieur pour faire face à son ancienne vie qui lui ouvrait grand les bras, balançant des injures à toutes ces promesses paradisiaques que cet homme odieux avait osé lui avancer. Entre temps, son père avait ravagé le salon, détruisant la table basse, renversant la télévision et transperçant le mur d'un coup de poing puissant qui lui avait éclaté les jointures en laissant une traînée rougeâtre et poisseuse. Jamais de sa vie il ne s'était senti si mal. Et jamais de sa vie il ne se sentirait aussi mal, puisqu'à cet instant, un voile épais et gris s'abattit devant lui, et le suivait à chacun de ses pas. Ses quelques sourires déjà rares, et ses rires à dix millions de dollars se soufflèrent sans un bruit, laissant derrière eux la mélancolie de leur passé relativement joyeux. Il ne se soucia plus de rien et, deux semaines après cet incident, ses parents se concertèrent et décidèrent de l'inscrire à Little Romance, en déformant légèrement la réalité. Ils n'eurent qu'à transposer les rôles : Salomon, le garçon fou de rage, détruisant le salon, menaçant sa famille de choses horribles s'ils ne le laissait pas tranquille.
Il ne revit jamais Jonan. Et accepta son transfert à Little Romance sans rien dire. Il eut cependant le temps de retourner terminer son bras chez son tatoueur qui, ironie du sort, était maintenant le seul à qui il acceptait de parler. Il se présenta chez lui et demanda à ce qu'on lui fasse mal une bonne fois pour toute : il grava, sur son poignet son prénom désormais tabou, en hébreux, paya avec la carte de crédit de son père et n'y retourna plus jamais.

‹‹ Mais avec ta propre image reflétée tu ne peux pas :
tu te tiens à distance, tu es érotique, mais tu détestes le monde. ››


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Salomon Yarhi
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MessageSujet: Re: S. Yarhi. UC.   Lun 19 Sep - 0:40

Fiche terminée. \o/
J'espère que ce sera correct, j'y ai mis toute mon inspiration. ♥
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Brama Stendal
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MessageSujet: Re: S. Yarhi. UC.   Lun 19 Sep - 22:35

Coucou toi ! Enfin terminé cette fiche et vu la longueur, tu y as mis du temps.

Moi j'ai rien à redire, tout me semble bien. J'adore particulièrement cette douleur physique par les tatouages, pour étouffer celle morale.

Je t'ai ajouté au 16+, tu peux maintenant commencer à jouer, participer à l'intrigue, et tout et tout. (:
Sur ce ♥

 
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MessageSujet: Re: S. Yarhi. UC.   

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