Little Romance


 
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 Dorian Leroy ~ Finish.

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MessageSujet: Dorian Leroy ~ Finish.   Jeu 15 Sep - 19:00

I. Fiche d'identité

• Nom et prénom : Dorian Thomas Leroy.
• Surnom : Colored, Dodo, Didi, le Gothique, Sugar, Face de Riz, Gonzesse, et d'autres tout aussi charmants. On ne peut pas dire qu'ils manquent, les surnoms. Que ce soit au niveau de la poésie, ou de l'horreur qu'ils inspirent au susnommé.
• Date de naissance : 20 septembre ~ 18 ans.
• Origine : Française. Et il a un petit accent de sa patrie d'origine quand il vous parle.
• Orientation sexuelle : Inconnue. Pour l'instant, il s'en fout. De base, il se dirait Hétéro, mais après...Bisexuel très possible et très refoulé.
• Manie, habitude : Il mâchouille presque en permanence quelque chose. Des sucreries, la plupart du temps. Mais ça peut aussi être le bout d'un de ses ongles, une mèche de cheveux innocente, sa lèvre inférieure, une pointe de stylo. Etc.
• Numéro de chambre : N°1. Mégalomanie, quand tu nous tiens.


II. Casier judiciaire

• Date d'arrivée : Déjà un an et demi. Suffisant pour que tout le monde reconnaisse à peu près sa trombine de loin et pour qu'il baragouine correctement la langue. Quoique.
Il lui arrive toujours de se tromper. Sur certains mots, notamment. En confondre un avec l'autre, par exemple. Ce qui l'irrite au plus haut point.
• Cause : Officiellement : Outrage à la pudeur sur la voie publique et agression envers un représentant des forces de l'ordre. Enfin, ça, c'est ce qu'a dit le collègue du flic assommé. Officieusement : Il faisait un léger trafic de « bonbons un peu spéciaux » (et d'autres trucs), dans son ancien lycée. Et ça, son père a fini par le savoir.
• Avis sur l'endroit : Suè...What ? Au début, il n'aurait même pas pu vous dire avec précision où se trouvait la Suède. C'est dire s'il faisait la tronche, à son arrivée. En plus, shit quoi, il causait pas un mot de suédois lui ! Il a fallu qu'il se débrouille avec des signes louches et un peu d'anglais. La Loose. Maintenant, ça va mieux. Il en a même profité pour reprendre ses activités. Mais, pas un mot, c'est déjà assez dur comme ça. Les gardiens ont l'œil. Alors, à l'intérieur, tout disparait vite, et les échanges à l'extérieur sont millimétrés au geste près. Sinon, il en pense pas grand-chose. Ici ou ailleurs, tant qu'il peut faire son petit business, ça lui convient. Bon, c'est pas comme s'il souhaitait s'éterniser dans le coin non plus. Ses ambitions ne se limitent pas à une simple maison de redressement (et puis, y a quand même de sacrés barges dans les parages).


III. Biographie

Les honneurs sans le pouvoir sont les pierres tombales de nos ambitions.
[Maurice Druon]

« Dorian c'est le mec qui, si on lui fout une perruque, sera tout aussi canon que ta nana. Voir plus. Surtout pour la tienne, Cédric. Mais on s'en fout. Ce que je veux dire tu vois mon pote, c'est que n'importe quel autre zozo avec une dégaine pareille, il se serait fait trop mais alors trop défon--heu, enfin. Il aurait été une victime quoi. Sauf que Dorian, c'est le type qui a ta poudre, tes « bonbons », tes clopes, le dernier CD que tu trouves nulle part en ville, et tout ça, moins cher que partout ailleurs. La plupart du temps. Parce que les articles rares, justement, il te montre avec un grand sourire à quel point ils le sont. On sait pas avec qui il bosse, donc on allonge. Ou alors on cherche, on se fait griller -parce qu'il a des mouchards en plus, s'tenflure-, et on se retrouve comme des cons sans rien. Perso, je préfère sortir ma thune. »
Jordan Dubois ; Client régulier.

« Leroy ? Pourquoi tu veux que je te parle de lui mon chou ? T'as pas autre chose à foutre que de me polluer mon air ? Non ? Bon, ben, tant pis. Après tout, je peux bien illuminer ta journée de ma présence le temps que le bus arrive. Alors, tu veux savoir quoi ? Ce que j'en pense ? Ok. Ce que j'en pense, c'est que c'est une traînée, ce mec. D'ailleurs, c'est bien un mec au moins ? Franchement, parfois, j'ai des doutes. Non mais, tu l'as vu ? Avec ses cheveux bleus/violets et ses mèches roses, ses ongles vernis, son maquillage autour des yeux, sa peau blanche toujours impeccable et ses boucles d'oreilles...Pire qu'une fille. Et si c'est moi qui te le dis, crois-moi, c'est pas rien. Je te parle même pas de sa garde-robe, hein. Je lui piquerai bien la taille de ses placards, car ils doivent être du genre balèze. Oh, puis, t'as vu l'espèce de chapeau-nain qu'il a mis aujourd'hui ? Seigneur ! Déjà que sa coupe, c'est n'importe quoi. Et quand j'ai reniflé sur son passage, il m'a fixé avec ses yeux turquoise là. Trop zarbes. Je te parie tout ce que tu veux qu'en fait, ce sont des lentilles. Hein ? Pourquoi je le traitais de trainée ? ...T'es lent ou tu le fais exprès ? Si t'es aveugle, c'est pas ma faute. Observe-le juste un peu, lui et son amour pour le fric. »
Aurore Martin ; Élève de Seconde.

« Oh, Dorian, mon tout petit. Mon adorable fils. Il a toujours été très calme. Poli. Tellement sage ! Le voisinage l'adore. Tout le monde me dit que j'ai beaucoup de chance d'avoir un enfant pareil, surtout avec la jeunesse actuelle. Et je suis bien d'accord. Dorian est un véritable ange. Toujours de bonnes notes. Si indépendant. On lui laisse beaucoup de libertés, mais il n'en abuse pas. Jamais je ne l'ai vu rentrer avec un bleu sur l'œil ou une déchirure sur ses vêtements. Jamais. Bon, bien sûr, j'étais réticente pour ses cheveux au début...Mais après tout, où est le mal ? S'il se sent bien dans sa peau comme cela, alors je suis heureuse. »
Agnès S. Leroy ; Mère de Dorian.

« Hum ? Plus tard les enfants, plus tard. Je suis occupé, là. »
Charles B. Leroy ; Père de Dorian.

Comme quoi, une simple enquête pouvait en apprendre beaucoup. Dorian étala les feuilles devant lui et croisant les mains, s'autorisa un petit sourire satisfait. Encore une fois, ses, disons, employés, avaient très bien joué leur rôle. Tout le monde s'était fait prendre au jeu, sauf son père. Mais pour son père, ce n'était pas étonnant. Monsieur Leroy n'avait jamais le temps. Sauf pour son travail. Quant au témoignage de sa mère, il était pour sa part édifiant. Tellement évocateur. Elle planait. Et il veillerait à ce qu'elle continue. Longtemps. Après tout, c'était l'une des clés de sa liberté. L'adolescent se cala dans son fauteuil, souleva le coin d'une liasse de feuillets, pinça les lèvres, puis tendit la main vers son café. Il ne dormirait pas beaucoup cette nuit non plus. Avec un bref soupir, il écarta les résultats de sa petite inspection, il aurait tout le loisir de lire le reste demain. Là, un travail plus important l'attendait. Et ce n'était pas son devoir de Maths, déjà fini, dont il s'agissait.

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Petite rétrospective. Dorian Thomas Leroy naquit dans une famille comme les autres. Un brin plus aisée, peut-être, mais vraiment de pas grand-chose. Pourtant, cela suffisait à ce que son père gonfle le torse comme un coq et parade devant ses collègues légèrement inférieurs à lui-même. Les fléaux de la promotion. Pour Monsieur Leroy, dès cet instant, seul son travail comptait. Et c'est toujours le cas. Quand le petit vint au monde, il fut retenu au bureau, d'ailleurs. La mère ne se rendit qu'à moitié compte de l'absence de son mari, se concentrant tout entièrement sur sa nouvelle septième merveille du monde. Ou huitième. Voir peut-être la neuvième. La culture, cela n'avait jamais été sa tasse de thé. Mais une chose était sûre : son fils était le plus beau bébé du monde. Et c'est toujours le cas.
Autant dire que la voie était plus qu'ouverte, et qu'il était évident que, plus tard, Dorian en profiterait. Qui ne l'aurait pas fait ? Après tout, il y avait plein de moyens pour abuser de ce planage parental. Dans son cas, l'adolescent choisit le côté subtil. Il se cultiva, se tint en retrait quand il le fallait, utilisa des intermédiaires et garda ses mains bien propres, tout en entretenant son apparence d'élève modèle auprès des professeurs et autres adultes. Et surtout, surtout, pas de dépendances. Jamais.

Pourtant, une seule fois, il faillit, et bafoua ce précepte sacré. La première fois. Le début de tout.
La Maternelle.
Ouais, je vous vois d'ici tirer une sale tronche, perplexes, mais c'est très sérieux. La maternelle, pour notre jeune ami, se fut une illumination. Une révélation.

Du haut de ses trois pommes, Dorian était déjà un enfant calme. Insensible aux cajoleries et mamours maternels, il fixait la grille devant lui, intéressé. Bien sûr, vaguement, on avait décrit cet endroit au petit enfant qu'il était. Mais ça restait abstrait. Inconnu. Surtout quand c'était sa mère qui expliquait. Impatient, il l'était, ça, on ne pouvait en douter. Pourtant, il le cachait. Attendant juste que cette grille s'ouvre. Et elle s'ouvrit. Sa génitrice lui sanglota dessus, puis, à regret, le poussa dans les bras d'une autre femme. Sa nouvelle maîtresse, comme il l'apprendrait un peu plus tard. Les premières heures dans ce nouvel univers ne furent pas très passionnantes. Des gens qui parlaient, des gamins qui écoutaient, bien que la plupart se curent en réalité le nez, pas vraiment fascinés, et une chaise inconfortable sur lequel le pauvre Dorian se tortillait. Ce n'est qu'une fois la cloche sonnée, et la marmaille libérée, que cela devint intéressant. Ou plutôt, cela le devint quand, au hasard de ses pas, il tomba sur une conversation entre deux de ses camarades. Une histoire de bonbons. L'enfant les dépassa, puis tomba sur un autre groupe, et tendit l'oreille, curieux. Cette fois, on parlait de billes. Encore des pas. Encore des blablas. Poupées. Petites voitures. Jouets divers. Trèfles à quatre feuilles. Jolis cailloux. Trésors ramassés au bord des chemins. Gâteaux. Chocolats. Précieux goûters.

Très vite, Dorian comprit. Chaque enfant voulait quelque chose. Chaque enfant avait quelque chose.
Il se tramait là un phénomène mystérieux, mais en même temps logique. Un échange. Des sourires. Des menaces, parfois. Et après, la reprise des jeux et des interactions normales. Comme si de rien était. Vraiment ? Dans un coin, un nouvel échange se faisait, un autre tournait au vinaigre, des groupes se séparaient, d'autres se formaient. Ceux qui possédaient le plus étaient au-dessus. Ceux qui possédaient ce qui était recherché, l'étaient encore plus. Dorian aussi voulait le faire. Il voulait des choses. Il voulait les amasser. En profiter. Alors, quelques jours plus tard, il se lança lui aussi dans ces échanges enfantins. Pour commencer, avec ses propres affaires. Et c'est là qu'il commit sa plus grosse faute. Il récolta plein de bonbons ainsi que de gâteaux suite à ses transactions, et, pour ainsi dire, tomba presque amoureux de ces petites douceurs. Jamais il n'en avait eu autant. Jamais aussi différents. Il voulait tous les goûter maintenant. En découvrir encore. En savourer de nouveaux. Depuis ce jour, Dorian devint irrémédiablement accro aux bonbons et autres délices de sucre.

Certains ne peuvent survivre sans leur dose de « farine », lui, il lui faut sa dose de sucré.
Dorian, il vous fournit, mais il ne touche pas sa marchandise. Pas seulement pour préserver les stocks, mais parce qu'il n'en a pas besoin. Qu'il n'en voit pas l'intérêt. Cet ado, il est pour ainsi dire blanc comme neige, côté vices. Il ne boit pas, ne fume pas, ne couche pas. Il a juste un faible pour les sucreries. Sa seule erreur fatale. Une bourde de débutant. Mais, en même temps, il a découvert tout ça, alors cela valait certainement le coup. Parfois, bien sûr, il regrette cette vile faiblesse. Sauf que. Sauf que ce serait dommage, franchement, de ne pas connaître toutes ces merveilles sucrées. Vraiment dommage. Alors il continue de grignoter toutes sortes de trucs, en prenant soin de ne pas mêler son petit péché à ses affaires. OK, c'est sûrement évident à deviner, son addiction, mais, même si c'est tentant, jamais il ne la laissera intervenir dans un échange. Lui, il prend que le cash, ou un service rendu, à la limite. Et dans les périodes de disette, un objet contre un autre. L'essence même du troc. Mais pas de réduction grâce à un paquet de sucettes, ou il ne sait quoi de sucré. Nop m'sieur. Faudra payer comme tout le monde, et le prix demandé. Point à la ligne.

« Dorian, ce qui l'éclate, c'est de maîtriser. Sa vie. Celle des autres. Puis tout le reste. Et quand il ne maîtrise pas, il panique. »
Inconnu ; Simple passant ?

Oui, voilà, cette phrase résume tout. Et c'est un peu ce qui explique sa situation actuelle.

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Retour au « présent ». Ou presque. Tout allait comme sur des roulettes. Le business marchait bien. Dorian s'était parfaitement déplacé en équilibre sur la ligne. Celle qui naissait quand on entrait au collège et qui séparait ceux qui savaient, ceux qui trempaient, des loosers, de ceux qui ignoraient tout, ou simplement des prudents et des raisonnables. Oh ça, pour savoir, il savait. Mais, blanche colombe, jamais ne se salit les plumes. Celles des autres, en revanche...Araignée plus qu'oiseau, il tissa sa toile, y installa ses rejetons, et y attendit ses proies. Le lycée était là, déjà, et tout continuait d'aller bien. Oui tout roulait. Une mélodie sans accrocs. Si douce à ses oreilles. Puis, un jour, vint la fausse note. La stupide étourderie. Pas la sienne, non, celle d'un autre. D'un sous-fifre quelconque. Mais qui, comme le premier domino d'une rangée, fit tomber tous les autres. Dont le dernier, celui qui était légèrement écarté, avec sa distance de sécurité. Lui.

Dans une sombre ruelle, une bagarre éclata. Un coup monté. Une perfide embuscade. Et il était parmi eux, cette fois-ci.
Dorian, celui qui jamais n'avait effleuré de ses plumes la violence, s'en retrouva bombardé jusqu'à l'os. Naturellement, il se défendit bec et ongles. Luttant de façon brouillonne, mais avec l'énergie de celui qui voulait sauver sa peau plus que quiconque. Il s'en tira. Tituba hors de la zone de danger. Les vêtements déchirés. Le souffle saccadé. Les yeux brouillés. Il trébucha sur quelqu'un. Tomba dans ses bras. Releva faiblement la tête. Soupira. Soulagement ? Agacement ? Autre chose ? Nul ne sut jamais. Lui compris. Mais ce n'est pas important. Ce qui était important, c'est que pendant qu'il tentait de reprendre le contrôle, le monde continuait sa course. L'esprit embrouillé, il n'avait aucune idée de l'image qu'il projetait à cet instant même. Les joues rouges, les yeux brillants à cause de larmes retenues, parfois versées, le souffle court, la chemise et le pantalon en lambeaux, le corps à demi-arqué, car n'étant presque plus retenu par ses jambes flageolantes...De la débauche, tout simplement. Une vison de pure débauche.

Le pauvre petit oiseau s'était un peu trop fait secouer les plumes. Forcément, l'homme sur qui il était tombé finit par réagir. Instinctivement. De façon très mâle. Une main se plaqua sur les fesses de l'oisillon égaré. Aussitôt, les neurones se reconnectèrent. Violemment. Dans un gros clash. L'instinct, ici aussi, prit alors les commandes. La gifle partit, cinglante. Tellement en fait, qu'elle tint plus de la baffe que d'autre chose. Surtout, qu'après tout, l'adolescent venait de risquer sa vie, là, il n'y avait pas cinq minutes.

Le pervers chut sur le ciment, assommé, mais encore en vie. Juste dans les vapes. Dorian se laissa tomber sur le sol, épuisé. Il posa la main sur son cœur, et s'attaqua à son paquet d'émotions bouillonnantes, cherchant à retrouver son calme habituel. Et il réussit. Même s'il flottait encore un peu dans le brouillard. Distraitement, il replaça l'une de ses mèches inégales derrière son oreille droite, puis posa enfin les yeux sur sa victime. Pour la première véritable fois depuis la collision. Sa bouche se tordit, avant de s'entrouvrir légèrement. Oh, merde.

C'était un flic.

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Estomaqué par la tournure des événements, par la façon dont cette journée si parfaite, si comme les autres, virait au cauchemar ridicule, Dorian n'avait pas décollé de son trottoir. C'était bête. Avec un peu de chance, il aurait évité les ennuis comme ça. Personne à l'horizon, plein de types dans les choux pas loin, pas de vrais témoins. Sauf que son cerveau n'était plus trop opérationnel. Et que son corps lui faisait mal de partout. Ce qui devait arriver, arriva. Les potes du policier rappliquèrent. Enfin, le pote. Mais cela suffit. Plus qu'il ne l'aurait fallu, d'ailleurs. Durant les heures qui suivirent, le masque si précieux de Dorian se craquela. Flicaille à la con. Êtres stupides. Pourquoi ne voulaient-ils rien entendre ? Il n'était pas en tort. Il avait été pris dans une bagarre. Puis agressé par un homme aux désirs douteux. Le vrai problème, en réalité, c'était que l'homme, il était flic, et que ça, cela ne pardonnait pas. Aux autres. À lui. Un ou deux signes d'agacements volèrent, une petite insulte peut-être aussi, puis on le conduisit à ses parents. Au bureau de son père. Oh, shit.

Quels crétins. Ils auraient pu tout choisir. Tout. Le téléphone, la visite au domicile familial, la garde à vue, n'importe quoi, mais le traîner jusqu'au travail de son géniteur ? C'était le pire choix, l'un des moins logiques. Mais il était un sale gosse, une racaille, un dépravé. Les regards de ses accompagnateurs étaient évocateurs. Il méritait tout le grand bazar, et en grande pompe s'il vous plaît, pour avoir osé insulter la loi d'une telle façon. Stupide. Stupide. Vraiment stupide. Mais la raison semblait s'être fait la malle en cette journée maudite. Il ne pouvait que marcher, se faire pousser en avant, toujours plus loin dans le bâtiment. Et voilà qu'ils débarquaient en pleine petite réunion, que des gobelets de cafés se renversaient sous le choc, et que Monsieur Leroy manquait soudainement d'air.

Envolé son business.
Envolé sa réputation.
Envolé l'indifférence paternelle.
Envolé toute sa vie.

Le masque craqua entièrement. Et tandis que Charles, son cher père, devenait de plus en plus rouge et s'apprêtait à déverser moult insultes sur son fils, ce dernier lui coupa l'herbe sous le pied. La situation ne fit que s'envenimer. Dorian laissait exploser sa fureur. Sa frustration. Tout était foutu. FOUTU. Peu importait maintenant. Après avoir fini de hurler, il s'enferma dans sa chambre. Les jours passèrent. Son cher pôpa sortit de sa neutralité, enquêta, et fini par mettre au grand jour le poteau rose. Le petit trafic de son fils. Oh, naturellement, il garda tout ça pour lui. Avec cette affaire d'attentat à la pudeur, leur réputation était déjà bien assez en morceaux comme cela. Pas besoin d'en rajouter. Mais son fils fut quand même expédié la semaine suivante en maison de redressement. Loin. Très loin.

« La Suède ? C'est une plaisanterie ? »
« Non. »
« Mais pourquoi en Suède, par tous les Dieux ? »
« Parce que c'est un endroit éloigné. Te mettre au vert te fera du bien, fils. »

Le fils en question grinça des dents. Connerie. Tous les deux savaient bien que ce n'était pas la vraie raison. L'adolescent trembla, quand il comprit. De fureur. L'une des raisons, c'est parce que, justement, la Suède, c'était un autre pays. L'autre bout de la France, c'était encore trop proche, au goût du paternel. L'Angleterre ? Non, cela serait trop facile, l'anglais de son rejeton était bon, il s'en sortirait. Pire, il recommencerait.
Dorian ramena de nouveau ses orbes bleutés sur son géniteur. C'était donc pour ça, hein ? Un seul, un dernier et seul regard à cet être, et le jeune homme tourna les talons.

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Ce coup-ci, c'est pour de bon. Nous voilà dans ce qui se passe là et maintenant. Nous voilà à Little Romance.

Lorsqu'il arriva, Dorian était dans un état plutôt moche. Frustré à un point inimaginable et ne parlant pas un traître mot de suédois, sa fureur suintait par tous les pores de sa peau. Il griffa, mordit, bouscula, hurla, insulta. Durant le laps de temps qui suivit, il apprit à se servir de ses poings et de cette langue inconnue. Quelques mois suffirent pourtant à ce qu'il se calme. Mais le fauve était réveillé, et derrière la façade calme, tapi, il attendait l'occasion pour ressortir ses crocs. Et ceux qui l'avaient vu lors de ses premiers pas dans la pension le savaient très bien. Plus tard, il remonta son affaire, et son esprit redevint comme il l'était avant. Serein. Du moins, en apparence.

Le masque, recollé, reste fragile.
Le moindre manque de contrôle pourrait le craqueler de nouveau. Ou pire.
Et Dieu sait que les zozos par ici ne sont pas charitables envers la tranquillité d'autrui.

« Mais quel...enchaînement de circonstances vraiment merdique. »
Dorian T. Leroy ; Pensionnaire de Little Romance.

Tant pis. Il n'est pas un ange. Et sa politesse, elle est morte en même temps que le reste.
C'est une peste potentiellement agressive H24, désormais, le Dorian. Pour la joie des plus grands et des plus petits.


Chouette, non ?

IV. Derrière le personnage

Votre nom ou pseudo : Nommez-moi Sleep, je me reconnaîtrai.
Age : 19 ans. Eh oui.
De quelle façon avez-vous découvert le forum ? Top Site.
Des suggestions pour l'améliorer ? Heu. Nan. Mais j'aimais bien le design blanc-rose, moa. Et celui-là aussi je l'aime bien en fait. Ouais, ouais, vous avez vus, je vous tourne autour pendant le changement design, donc j'assiste à tout, hahah ! >D
~ Femelles en surnombre, luttons chers frères Mâles ! Même si en vrai, j'en suis pas un. Et qu'on fait très facilement plus viril que Dorian.


Dernière édition par Dorian Leroy le Ven 16 Sep - 17:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Jeu 15 Sep - 19:06

Bienvenue =D. (Je sais pas si on a le droit d’accueillir les nouveaux Oo).

Très joli perso :). Je sens que je vais bien t'aimer toi en tout cas :p.
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Brama Stendal
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Jeu 15 Sep - 20:25

Citation :
Si des membres veulent souhaiter la bienvenue aux nouveaux et en profiter pour faire des demandes de liens, ils ont le droit.
Dans le modèle de fiches : alinéa 14, tiret 12, points 96. \o/
Donc oui, tu as le droit de souhaiter la bienvenue aux nouveaux -comme tout le monde d'ailleurs.

///

Enfin un mec ! \o/
Hum hum... Salut mon mignon ? *paf*

Rien à ajouter. Rien à dire : impeccable.
Je t'ajoute au groupe des 16+, et je te donne ta chambre avec plaisir -à condition que tu me la laisse ouverte de temps en temps, darling... ♥
Hum hum... Bref.

 

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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Jeu 15 Sep - 20:52

Salut Petit Châton, tu me permets que je t'appelle ainsi? Il se trouve que j'adore les animaux, enfin il parait... *rire malsain*
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Ven 16 Sep - 16:37

Elize ~ Merci !
(superbe ton avatar, en passant).

Louise ~ Non, je ne permet pas, vile créature.
(mais heu, merci quand même...je suppose).

Brama ~ le meilleur pour la fin
Voyons Madame, ce ne serait pas raisonnable ♥
(mais je vous remercie grandement pour la validation et la chambre).

Dorian a sa chambre numéro un, il est content.
Oh et le bouton de validation roxxe.
Et pis le rang avec un bonbon, c'est juste so parfait quoi. Huhu.
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Salomon Yarhi
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Ven 16 Sep - 22:24

Bienvenue à toi, même si je suis arrivé après. 8D
J'avais toujours pas lu ta fiche mais... elle est trop bien. \o/
J'adore l'illusion de la mère, et le père qu'en a rien à cirer. xD

Maintenant c'est : Bonsoir et bienvenue... à Money Drop !
Love Broccolini. ♥
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Sam 17 Sep - 4:32

Uuuuhu... Bienvenue =D Ca te dirait de venir dans ma chambre, je pourrais t'attacher sur le lit, te bâillonner et abuser violemment de toi avant de te tuer =)
...Non ?
._.
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Sam 17 Sep - 6:29


Les hommes se font rares ici, et voilà que l'un de ces bijoux est une femmelette !
J'ai honte. * ricane bêtement *

Je ne te souhaite pas le bienvenu :]
(sisi. t'en fais pas. amuse toi bien parmi nous)
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   Dim 18 Sep - 19:45

Salomon ~ Merci pour les compliments ♥

Elizabeth ~ Heu...Comment dire ? Non.
(mais je te remercie pour ton bienvenue).

Edith ~ Tu sais ce qu'elle te dit la "femmelette", espèce de...femme ?
(la joueuse te remercie, huhu).
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MessageSujet: Re: Dorian Leroy ~ Finish.   

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Dorian Leroy ~ Finish.
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